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Articles récents

Changement de blog

3 Février 2019 , Rédigé par MarieCornaline

Les nouveaux textes sont ici :

https://mariecornaline.blogspot.com/

Merci

 

 

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Egarement

15 Novembre 2018 , Rédigé par MarieCornaline Publié dans #Poêmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne peux pas être égarée,
Car je suis moi-même un égarement,
Un nuage de vide en suspens,
Une distorsion harmonieuse de nos émois,
Le lien social entre l’athée et la foi.

 

Je ne peux pas être égarée,

Car je suis moi-même un égarement,

Un égo multidimensionnel,

Une unité de temps schizophrénique,

L’infini du croyant, l’éternité du sceptique.

 

Je ne peux pas être égarée,

Car je suis moi-même un égarement,

Une lumière ténébreuse,

Un multivers phosphorescent,

Le conformisme polymorphe du dissident.

 

Je ne peux pas être égarée,

Car je suis moi-même un égarement,

Un libre arbitre sous tutelle,

Un édifice irréel tangible,

Le tumulte et l’aventure du voyage immobile.

 

Je ne peux pas être,

Car je suis,

Je ne peux pas être,

Car je suis,

Le chemin que je suis.

Photo de Delphine Fize

 

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Bulle

13 Septembre 2018 , Rédigé par MarieCornaline Publié dans #Poêmes

Bulle

Sur la route de mes travers,

Au travers de mes déroutes,

Je t’ai croisé,

Appels de phares,

Enfant blessé.

 

Aveuglée par tes yeux,

J’ai pleuré des ardeurs,

Inséchables…

 

Et puis j’ai cueilli des fleurs,

Bouffé des bouquets d’hormones,

Là-bas,

Loin de toi….

 

Parapente sclérosé,

Au-dessus de tes airs,

Je me suis envolée.

 

Faut dire qu’elle a de la gueule ma bulle,

Quand elle s’y met,

Elle en a…

 

J’ai cloné tes reflets,

Fait  l’amour à ton ombre,

En substitut…

 

Et j’ai roulé,

Roulé dans ce nuage,

Il avait ton visage.

 

Un rire, un doigt d’honneur à la matrice,

J’ai cru…

J’ai cru que ça pourrait suffire.

 

Et puis…

Les vapeurs se sont allées,

La bulle s’est crevée,

J’ai pleuré.

 

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Lettre à Manu

22 Décembre 2017 , Rédigé par MarieCornaline Publié dans #Divers

Lettre à Manu

Manu,

 

Je regarde passer les trains,

Je n’ai pas de numéro sur l’oreille,

Pas encore…

Je regarde passé les trains,

Je ne meugle pas,

Je rumine encore…

 

Dans cette gare, je ne suis rien c’est vrai…

Je flotte, je me dilate de toute ma vacuité,

Au-dessus de la masse agitée.

 

Tu sais Manu...

Je n’ai jamais touché autant le tout, depuis que je ne suis rien…

 

Dis-moi Manu ?

Si je prends le train en marche maintenant, y aura-t-il au moins un wagon restaurant ?

Je ne veux pas bouffer du macaron,

Je n’ai pas envie de te tartiner patron.

 

Tiens ! Je t’offre un bouquet de sauge blanche et une fleur de vie.

Mange-les !

Mâche-les !

3 fois.

 

Manu, tu sais...

J’ai rajouté des ailes au chat de Schrödinger,

Je veux qu’il s’envole devant l’observateur.

Il a le droit d’être souverain ce chat.

La vie, la mort, ça va bien au-delà.

 

Leader, laideur, maillons, prisons,

Quel boulet, quelle déraison !

 

Manu,

On veut seulement être juste,

Juste des fibres de soi,

Se mouvant en symbiose,

Un tissu polymorphe,

Fluide, infini, grandiose.

 

Je ne sais pas ce que Jacques a dit...

Mais ça pourrait être simple comme un enfant qui rit.

 

Manu,

Je t’invite au concert du cœur collectif,

Pose-toi dans la fosse et sois  attentif !

Prête l’oreille !

Tend la bien !

3 fois.

 

Notre essence est ici,

La tienne aussi,

Tout part de là.

333

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Entre nous soi dit « Ceci n’est pas une faute »

26 Février 2017 , Rédigé par MarieCornaline Publié dans #Slam

Entre nous soi dit                « Ceci n’est pas une faute »

Entre mes rêves

Il y a le temps,

Des bulles qui crèvent

Au fond du cadran.

 

Et ces années qui me pissent dessus,

En me berçant de malentendus.

 

Je suis nostalgique, c’est sûr, je sais,

Je pleure le futur présent au passé.

 

Entre mes doigts

Il y a le vent,

Qui gèle ma foi

Glace mes printemps.

 

Et mes icebergs sont tous désolés,

Beaucoup trop lisses ou trop épurés.

 

Je suis engourdie, je sais, c’est clair,

J’ai les mains tannées à trop frapper l’air.

 

Entre mes yeux

Il y a des dents,

Qui bouffent mes bleues,

Au beurre noir brûlant.

 

Et des mots l’air de rien qui mordillent,

Des phrases incisives sur mes papilles.

 

Je me suis fait sucrée, tu vois, ma vue,

Ca carie l’éloge d’en être revenu.

 

Entre mes roues

Il y a des murs,

Qui cachent les verrous,

Cloîtrent le futur.

 

Et ces traces de coups bombés de sang,

Toujours humides par manque de printemps.

 

J’ai tort, je sais, je dois lâcher prise,

Peut-être qu’alors je caresserais la brise.

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L'étendoir

22 Juillet 2016 , Rédigé par MarieCornaline Publié dans #Chansons

L'étendoir

Au début il y a des strings, des petits tangas sexy,
Achetés pas très chers, mais qui vont à merveille,
Dans l’espace exigu, du premier appartement,
Tout près de l’égouttoir, ils séduisent l’étendoir.

Puis s’envolent les années, les dentelles bon marché,
La soie s’étire doucement, avec raffinement,
Moins nombreux, plus délicats, les dessous lancinants,
Sur la terrasse, dans le couloir, se lovent sur l’étendoir.

Vient alors le bonheur, des culottes tout en hauteur,
Veillant sur les petits bodys, fin prêts pour le jour J,
Dans le jardin se dispersent, des effluves de tendresses,
Quand la brise du soir, les berce sur l’étendoir.

Et les bodys grandissent, les culottes raccourcissent,
Mais ce n’est plus comme avant, on n’a pas toujours vingt ans,
Un peu déboussolées, par cette autre identité,
Entre les langes et les bavoirs, elles minaudent sur l’étendoir.

Quand les layettes s’en vont, les dessous prennent leur coton,
Le frais l’a emporté, sur le tout volupté,
Ce n’est pas grave et puis c’est mieux, quand la peau plisse un peu,
Ils leur reste tout de même du pouvoir, au-delà de l’étendoir.

Puis arrive le temps, où les heures coulent, mais plus le sang,
Les culottes deviennent gainantes, mais on les veut saillantes,
Dur de trouver «du pas trop vieux », quand on l’est déjà un peu.
On les cache souvent dans le noir, au fond de l’étendoir.

A la fin on ne sait plus, ce qui est étendu,
C’est difforme, interminable, aux couleurs du délavage,
Mais à cet âge on se fout, du dessus comme du dessous,
L’important c’est de pouvoir, marcher jusqu’à l’étendoir.

Et puis…
Mouroir, au revoir, fin de l’histoire,
On entend le vieil étendoir hurler dans la poubelle, à quel point elle n’a jamais, cessé d’être belle…

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Tes yeux

25 Mars 2016 , Rédigé par MarieCornaline Publié dans #Chansons

Tes yeux

Mon sourire est resté sur la porte d’entrée,
Et mes jambes sont parties direction la sortie,
Le ciel est si gris et l’asphalte mouillé,
Mais mon cœur s’en fous, il est déjà trempé.

Je marche comme un zombie,
Vers ce qui est censé nourrir ma vie,
Nos instants singuliers,
Troqués pour des bouts de papiers.

A l’arrêt du métro se fige aussi mon cerveau,
Durant son avancée, c’est le temps que je veux reculer.

A tire d’aile,
Quand les heures s’envolent
Je me pose dans tes yeux,
​Bien tr
op peu...

Je me fous de leurs histoires,
Qui me paraissent bien dérisoires,
Leurs chiffres, leurs bénéfices,
Ne vont pas changer mes auspices.

Ma seule et unique richesse c'est toi,
L'or et la couleur de tes pleurs, de tes joies,
La seule opération que je veux calculer,
L'addition de tes pas qui me seront soustraits.

Au regard des aiguilles, je me pique les yeux,
Aux valses du cadran je veux accélérer les temps.

A tire d’aile,
Quand les heures s’envolent
Je me pose dans tes yeux,
​Bien tr
op peu...

J'ai repris mon sourire de la porte d'entrée,
Et nos jambes sont allées, direction tes jouets,
Le soleil s'est caché sur notre plafond,
Mon cœur est tout chaud, il te chante des chansons.

Je me sens pleine de vie,
Noyée au fond de tes regards,
A peine je m'en réjouis,
Que pour toi il est déjà tard.

Je t'allonge dans ton lit et nos yeux se sourient,
Enivrée par cet instant, je veux figer le temps,

A tire d’aile,
Quand les heures s’envolent
Je me pose dans tes yeux,
Bien tr
op peu...

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Merci à Nathalie Boissery-Demene pour son illustration sur mesure :)

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Tempétueuse

19 Février 2016 , Rédigé par MarieCornaline Publié dans #Chansons

Tempétueuse

J’irai gerber sur vos voies de garage,
Entendez-vous gronder l’orage ?
J’irai bouffer tous les champs du possible,
Protégez-vous des pluies acides !

Si la tempête arrive,
J’en serais le tonnerre,
Je m’arracherais vos brides,
Ferais trembler la terre.

Je me fous que la roue tourne,
Je suis un bateau,
Et lâchez-moi la voûte,
Je (ne) suis pas un cargo.

J’en ai ras le bitume,
Je mets les voiles,
Je ne veux pas me parquer,
Je veux juste
amarrer.

J’irai cramer vos circuits qui m’avalent,
Entendez-vous le cri des rafales ?
J’irai broyer vos odieux chronomètres,
Méfiez-vous les vagues sont traîtres !

Si l’ouragan arrive,
J’en serais les éclairs,
Je faucherais vos bolides,
Ferais voler la mer.

Je me fous de vos délais,
Je suis en croisière,
Laissez-moi être voilier,
Sentir le vent qui mène.

J'en ai ras le bitume,
Je mets les voiles,
Je ne veux pas me parquer,
Je veux juste
amarrer.

J’irai noyer les traits de vos esquisses,
Ressentez-vous les larmes des bruines ?
J’irai tirer mes plans loin de vos comètes,
Abritez-vous je sens que ça pète !

Si la tornade vient,
J’en serais l’épicentre,
Oz city dans mes seins,
Le magicien dans mon ventre,

Je me fous de vos balisages,
Je suis explorateur,
Je construirais les barrages,
De l’ennui et la peur.

J’en ai raz le bitume,
Je mets les voiles,
Je ne veux pas me parquer,
Je veux just
e amarrer

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